L’Origine de L’Épiphanie
Les rois mages : Gaspard, Melchior et Balthazar. Originaire d’Asie pour Gaspard, d’Europe pour Melchior et d’Afrique pour Balthazar. A la fin du 4e siècle l’Épiphanie est la seule et unique fête chrétienne qui célèbre la manifestation de Dieu dans le monde en la personne du Christ avant que ne soit institué la fête appelée Dies Natalis Solis Invicti (Noël), «jour de la naissance du soleil invaincu» fixée au 25 décembre par l'empereur romain Aurélien en 274.
Pour l’église ces sages venus d’Orient témoignent un caractère universel du salut apporté par le Christ et de sa mission. Donc l’Épiphanie fait référence aux rois mages, mais sommes-nous bien sûr qu’ils étaient des rois au sens monarchique du terme ? Une exagération qui nous vient de loin. Car les évangiles ne parlent pas d’une seconde de rois mais de mages, de savants capables de lire leur route dans les astres. La confusion est venue des apocryphes, ces évangélistes non reconnus par l’église mais qui ont eu un impact important sur la culture populaire, ce sont elles qui donnent leurs noms aux rois mages dans le but de renforcer leurs prestiges et montrer que même les plus puissants s’inclinent devant le Christ.
La Tradition de la Fève
C’est une coutume qui remonte à la Rome antique, ce que l’on appelle Saturnale, une fête en janvier en l’honneur du dieu saturne pour marquer la fin de l’hiver, un moment qui permettait le chamboulement de l’ordre des choses. Les esclaves devenaient les maîtres et inversement et en cette occasion on lisait avec les fèves blanches ou noires celui des servants qui serait le roi de la journée. Plus tard au moyen âge on adapte cette tradition à l’occasion de la fête des fous. Le roi du festin était celui qui trouvait la fève dans un gâteau, et pour assurer aléatoirement les parts, on demandait à un enfant de se mettre sous la table pour choisir à qui irait tel morceau, et c’est cet enfant-là qui tire les rois, d’où l’expression consacrée. Bien plus tard, c’est au 14e siècle que l’église s’approprie ce rite païen et l’associe à l’Épiphanie, c’est l’époque où la galette telle qu’on la connaît aujourd’hui s’impose en France comme indissociable à l’événement.
KTO le 06/01/2018
Pour info : le mot ‘’Épiphanie’’, du grec Épiphania qui signifie : « apparition » « manifestation ». Une révélation à l’évènement de la naissance de Jésus le Christ.
Et le mot ‘’Apocryphe’’, du latin ‘’Apocryphus’’ qui signifie : « caché » « secret » est un écrit dont l'authenticité n'est pas reconnue par l’église catholique.
En résumer pour l’église catholique l’Épiphanie fait référence à cette fable des rois mages. Doit-on comprendre, que l’église catholique préfère s’incliner face aux apocryphes et considère à dessein plus fiable cette fable que des textes dits apocryphes. Alors qu’au même moment, elle reconnaît l’histoire des grands parents de Jésus, Anne et Joachim fêtés et vénérés le 26 juillet, le bœuf et l’âne dans la crèche, ainsi que la présentation de Marie au temple, célébrée le 21 Novembre… Des textes jamais cités dans le Nouveau Testament.
Mais alors : si les livres apocryphes sont non fiables, pourquoi alors l’église catholique reconnaît certains de leurs textes et les célèbre ?
Mêler l’Épiphanie à la tradition de la fête des fous, quel serait le message en rapport à l’événement du Christ ? 2Cor 6:15-18.
Pour conclure, pourquoi Mt 2:1-12 plutôt que Lc 2:1-20 ?
Parole d’un chrétien
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