LE SYMBOLIQUE NOMBRE 666
« Ap 13:18 ».
Par opposition au chiffre 7 qui est complet et parfait, le chiffre 6 évoque ce qui est incomplet et imparfait au sens spirituel.
Depuis des siècles, le nombre 666 faisant référence à la malédiction aurait plusieurs origines.
Par exemple Jacques Duquesne, écrivain et journaliste fait savoir : « Selon la tradition de la Kabbal, les lettres de l’alphabet hébraïques contiennent une puissance créatrice. Le monde maléfique est représenté par un dragon et deux bêtes. La première bête est un monstre à dix cornes et sept têtes. La seconde est plus trompeuse. Il s’agit d’un faux prophète. C’est en vérité le culte de l’empereur romain qu’il s’agit. Le chiffre de cette bête, indique l’auteur, est 666. La valeur numérique est attribuée à chaque lettre en grec comme en hébreu : le chiffre d’un nom est le total de ses lettres, 666 signifierait en hébreu, César-Néron, et en grec, César-Dieu ». À l’époque, les chrétiens étaient persécutés par l’empereur, souvent considéré comme un être cruel et sanguinaire.
Exemples célèbres d’arguments fondés sur la guématrie
Un exemple célèbre de guématrie se trouve dans l’interprétation de la Gn 14:14, qui figure dans la Baraita des Trente-Deux Règles et dans d’autres références talmudiques et midrashiques. Ce verset mentionne les 318 hommes qui composaient la maison d’Abram. L’équivalent numérique du nom « Éliézer » (serviteur d’Abram) est 318, par conséquent, le texte suggère qu’en réalité, seul Éliézer accompagna Abram et non les 318 hommes. Hassidique le texte, le Kedushat Levi, utilise la guématrie pour tirer des conclusions suplémentaires de ce verset. Il observe que la valeur numérique du mot « siach » (qui signifie « parler » ou « converser » en hébreu) est 318. Par conséquent, le texte soutient que c’est par la puissance de la récitation du Saint Nom de Dieu qu’Abram a vaincu ses ennemis. Le Nom d’Elohim a une valeur numérique de 86, égale à celle du mot hateva (Nature). Cette équivalence conduit à la conclusion qu’Elohim désigne la présence divine telle qu’elle se manifeste dans le monde physique, contrairement au Nom YHWH, qui se rapporte à l’univers céleste.
La croyance moderne en la guématrie
À travers l’histoire, certains ont cru que la Torah à des secrets révélés par la guématrie et permettant de prédire des événements historiques. Cette croyance perdure encore aujourd’hui. Certaine communautés hassidiques, profondément encrées dans l’étude de la littérature kabbalistiques, croient que la Torah, interprétée à travers le prisme la guématrie, recèle des indices sur l’actualité. Les sceptiques, cependant, ont fait remarquer que la guématrie peut servir de « preuve » pour étayer des positions diamétralement opposées, selon les mots et expressions que l’on choisit de mettre en évidence et de calculer. Une illustration quelque peut ironique de ce phénomène consistait à tenter prédire l’élection présidentielle américaine de 2016 à partir de la guématrie des noms des candidats. L’auteur de l’article a démontré que ce raisonnement pouvait tout aussi bien prédire la victoire de l’un ou de l’autre candidat. Malgré cela, la guématrie conserve un certain attrait.
Jewish Fédération of st. Louis
Enfin bref, une science infuse qui n’explique et ne prouve absolument rien d’une réalité. Car, sur les huit milliards d’être humains que compte la terre, seul le nom César-Néron dons les lettres numériques indiquent 666, et si tel n’est pas le cas, que faut-il comprendre ? À chacun sa vérité même la plus abracadabrantesque.
Pour ma part, je ne pense pas ne serait-ce qu’une seconde, que depuis l’origine de l’humanité, les malédictions et celles qui adviendront reposent uniquement sur un quelconque personnage historique, même le plus cruel et sanguinaire. Nous savons de par sa nature l’homme est imparfait, nous en connaissons la cause. L’Apôtre Paul décrit Satan comme étant le prince de l’air (Ép 2:2). Que son royaume est notre monde (1Jn 5:19). Que c’est à cause de cette entité démoniaque que nous en sommes là, et que nous devons principalement nous préserver, lui et ses sbires (Ép 6:12).
Certains disent encore : « c’est lorsque Noé avait 600 ans que lui et les siens rentrèrent dans l’arche au temps du déluge (Gn 7:11-13), et qu’ainsi, le triple six représenterait le comble du mal ». Une explication aussi simpliste et peu probable, pour cause, le péché originel fut présent bien avant la naissance de Noé, aussi, que 600 n’a jamais fait 666.
La Bible est en trois actes qui comprend : l’Ancien Testament, le Nouveau Testament, l’Apocalypse.
C’est donc bien à partir de la genèse que tout a commencé par la présence de cette entité maléfique qu’Adam et Ève ont été frappés de malédictions, et que depuis, l’ensemble de l’humanité évolue dans un monde de ténèbres. S’ensuivra, plus de six mille ans après, que le sixième jour de la semaine le Fils de Dieu est crucifié, par ailleurs, la parabole de la Vigne est une parfaite illustration (Lc 20:9-18). Puis dans un avenir proche le règne de l’antéchrist, la naissance d’un nouvel ordre monial pour un temps.
Autrement dit, chaque chiffre du triple 6 du nombre 666, représente une iniquité dès plus infâme et dès plus affirmée à l’encontre de la Volonté de Dieu à travers une période bien précise de la Bible.
1-6) Dans l’AT, le jugement de Dieu contre Adam et Ève. Gn 1:23-31 ; 2:4-25 ; 3:1-24.
2-6) Dans le NT, la profanation du corps du Fils de Dieu (le Temple). Mc 15:25, 33-34, 42. Is 53:1-7.
3-6) Et dans le dernier livre, le règne de l’antéchrist. Ap 13:1-18 ; 16:13-16 ; 19:17-21.
Le chiffre 6 répété à trois reprises c’est donc, le calcul du nombre 666 représenté par Satan, le comble du comble du Mal, le Mal incarné.
Une interprétation personnelle basée uniquement sur la Bible et non pas sur les on-dit.
Parole d'un chrétien