La Fête de la Nativité et L'Origine de Noël
Avant la naissance du Christ, une autre fête dominait déjà le 25 décembre, une fête païenne dédiée non pas au Créateur mais au soleil, aux divinités de pierres et de feux. Les peuples antiques célébraient la nuit la plus longue de l’année, la renaissance du soleil. Ils allumaient des chandelles, décoraient des sapins, et offraient des cadeaux, non pour honorer le Messie, mais pour vénérer des dieux qu’ils avaient façonné.
Les romains célébraient les saturnales* entre festins, guirlandes et inversion des rôles. Puis, venait le 25 décembre jour sacré du soleil invaincu, la naissance mythique de Mitra**, leur divinité solaire. Les premiers chrétiens ne fêtaient pas Noël, même que Origène *** écrivait : « Que seuls les pécheurs fêtaient leur anniversaire ».
* Fêtes en l’honneur du dieu Saturne qui étaient célébrées au solstice d’hiver. ** Divinité solaire des cultures indo-iraniennes. *** Théologien du 3e siècle né à Alexandrie vers 185 et père de l’église grec.
Au 4e siècle, l’empire romain se convertit au christianisme, mais le peuple n’abandonne pas ses dieux. L’église cherche alors une stratégie, un compromis, elle adapte la fête invaincue et la rebaptise naissance de Jésus, une décision politique non pas spirituelle.
En l’an 354 le pape déclare que Jésus serait né le 25 décembre, une date choisit non par révélation, mais parce qu’elle était populaire parmi les païens. C’est ainsi que les éléments païens entrent dans le christianisme (guirlande, bougie, sapin, étoile), tout cela vient évidement des cultes anciens. Des siècles passent, les traditions s’accumulent, des messes sont ajoutées, des rites païens en rites chrétiens.
Puis arrive le 19e siècle, avec lui un personnage encore plus éloigné de la vérité, le père Noël, icône mondiale transformée par coca-cola en 1931, devenu plus populaire que le Messie Lui-Même, qui évolue selon les légendes nordiques, de folklores scandinaves, d’histoires de lutins, de reines volants et de cheminées magiques.
L’église romaine (catholique) n’a pas détruit le paganisme, elle l’a adapté, absorbé et sanctifié. Voilà comment un personnage imaginaire réussit à prendre la place du Messie Sauveur et Fils de Dieu dans la fête de la nativité censée célébrée sa venue.
Pour parfaire cette incohérence, le pape François a fixé le 33e dimanche une journée mondiale des pauvres où il dit : « Je souhaite que les communautés chrétiennes (…) oeuvrent pour créer de nombreux moments de rencontre et d’amitié, de solidarité et d’aide concrète, s’instaure une tradition pour ainsi mieux toucher de la main la chair du Christ »
Selon moi, il s’agit plutôt d’une annonce égocentrique qu’il aspirait voir graver dans le marbre pour une gloire posthume ! Ce qui me laisse bien évidemment de marbre.
Je m’explique, si la dite date de l’anniversaire de la naissance du Christ, évènement majeur de l’année auquel les familles consacrent un budget relativement élevé jusqu’à s’endetter, et qui dans la même période est une véritable aubaine pour le secteur du commerce, en quoi, cette journée mondiale des pauvres sera plus une aide concrète, plus charitable, plus solidaire que la fête de la nativité, qui au regard de la conduite des participants célèbrent cette fête et cet anniversaire comme si c’était le leur, s’offrant mutuellement des présents entre eux ?
Pour le monde des païens il n’y a rien de choquant pour cette manière de faire, mais concernant le monde chrétien vouer à Dieu et à imiter Le Seigneur Son Fils, qu’en est-il d’une bienveillance des bienfaiteurs à l’égard les bénéficiaires indigents, d’une charité constructive, d’une vocation à suivre et à faire comme le Messie ? Pour faire court, en quoi, sommes nous si différents des païens ?
Parole d'un chrétien